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Les
prises de position
Devoir de mémoire
: une étape importante
La date du 18 juin vient d'être
instituée "Journée nationale
commémorative de l'appel historique du
Général de Gaulle à refuser
la défaite et à poursuivre le combat
contre l'ennemi."
L'ANACR, qui avait inscrit au fronton
de son congrès tenu à Grenoble en
novembre 2004 : "deux dates d'honneur de
la France, le 18 juin et 27 mai", se réjouit
pleinement de voir ainsi honorée la date
commémorative de l'historique "Appel
du 18 juin".
Appel qui, refusant la défaite
et exhortant à poursuivre la lutte contre
l'ennemi, permit à la France de rester,
dès l'été 1940, présente
parmi les nations combattant le nazisme et, grâce
aux sacrifices des Français Libres, de
l'Armée d'Italie et de la 1ére Armée
française ayant intégré en
son sein les unités FFI, de figurer parmi
les vainqueurs le 8 mai 1945.
Appel qui donna aussi naissance
en France occupée à des mouvements
gaullistes de Résistance qu'avec d'autres,
et les partis et syndicats clandestins, Jean Moulin
unifia, le 27 mai 1943, au sein du Conseil National
de la Résistance, rassemblant ainsi, à
la demande du Général de Gaulle,
l'ensemble des forces de ce que l'Histoire appellera
désormais "La Résistance".
En honorant aussi, au plus tôt,
par une "Journée Nationale de la Résistance,
le 27 mai", cet événement essentiel
de notre histoire nationale qui, plaçant
sous son autorité le CNR, donna, comme
il l'écrivit lui-même, au Général
de Gaulle la légitimité qui lui
permit de s'opposer victorieusement au néo-pétainisme
de Giraud ainsi que d'affirmer la souveraineté
française parmi les Alliés, assurant
par là même la pérennité
de l'Appel du 18 juin, la France parachèvera
son devoir de mémoire à l'égard
de ceux qui, partout dans le monde et sur le sol
national occupé, dans des conditions différentes
mais pour le même but, luttèrent,
souffrirent et donnèrent leur vie pour
libérer la France et y restaurer la démocratie.
La Journée Nationale de
la Déportation, le dernier dimanche d'avril,
la Journée Nationale de la Résistance,
le 27 mai et la Journée Nationale commémorative
de l'Appel du 18 Juin seraient ainsi, chaque année,
des moments privilégiés du souvenir
mais aussi et surtout de la transmission, en premier
lieu aux jeunes générations, des
valeurs humanistes, patriotiques et démocratiques
qui inspirèrent, il y a plus de 60 ans,
le combat de notre peuple contre la tyrannie et
la barbarie.
Paris, le 21 mars 2006
L'Association Nationale des Anciens
Combattants de la Résistance
L'Association Nationale des Ami(e)s
de la Résistance (ANACR)
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Hommage à Maurice Kriegel-Valrimont
DECLARATION DE ROBERT CHAMBEIRON
C'est avec une profonde émotion
que tous les adhérents de l'Association
nationale des Anciens Combattants de la Résistance
(ANACR) et ceux de l'"Association nationale
des Ami(e)s de la Résistance (ANACR)"
ont appris la disparition de notre Camarade et
Ami Maurice Kriegel-Valrimont, membre du Comité
d'Honneur National de l'ANACR, Grand'Croix de
l'Ordre de la Légion d'Honneur.
C'est un Résistant éminent qui nous
quitte.
Militant antifasciste dès avant Guerre,
il entra début 1942 à Libération-Sud,
dont il devint l'un des responsables du secteur
militaire. Arrêté à Lyon en
mars 1943, subissant les interrogatoires de la
Gestapo, il s'évade avec l'aide d'un groupe
franc le 24 mai suivant, reprenant immédiatement
le combat en devenant, dès juin 1943, le
responsable de l'Action ouvrière puis,
début 1944, celui de la branche militaire
des Mouvements Unis de Résistance (M.U.R.).
Lorsqu'en avril 1944, le Conseil National de la
Résistance (CNR), préparant l'insurrection
libératrice, se dote d'un Comité
d'Action Militaire (COMAC) présidé
par Pierre Villon, Maurice Kriegel-Valrimont y
représente la Zone Sud aux côtés
de Jean de Vogüe (Vaillant) pour la Zone
Nord.
Et il faut souligner son rôle lors de l'insurrection
parisienne, contribuant à faire rejeter
la trêve. Resteront aussi dans toutes les
mémoires les images de sa présence,
le 25 août 1944, aux côtés
du Colonel Henri Rol-Tanguy et du Général
Jacques Chaban-Delmas, dans le véhicule
conduisant Von Choltitz à la Gare Montparnasse
pour y signer la reddition des forces nazies de
la capitale et du Grand Paris.
En ces moments douloureux que nous partageons
avec eux, je tiens, en mon nom personnel, en ma
qualité de Secrétaire général-adjoint
du Conseil National de la Résistance et
en tant que président-délégué
de l'ANACR, à m'incliner à la mémoire
de Maurice Kriegel-Valrimont, et à dire
à sa famille, à ses proches et amis
toute notre affectueuse sympathie.
Robert CHAMBEIRON
Secrétaire général-adjoint
du
Conseil National de la Résistance,
Grand'Croix de la Légion d'Honneur
Président-délégué
de l'ANACR
Paris, le 3 août 2006
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Déclaration sur la situation au Proche-Orient
A nouveau, la guerre fait rage
au Proche-Orient. Les origines du conflit sont
multiples, ses racines plongeant dans l'histoire
ancienne et récente de la région
et du monde, les raisons de sa persistance mêlant
aspirations nationales légitimes de tous
les peuples, ambitions hégémoniques
régionales, rivalités stratégiques
mondiales. Un contexte rendant difficile la définition
des conditions d'une paix juste et durable.
Pour autant, les politiques de
force qui ont prévalu depuis plus d'un
demi-siècle n'ont toujours fait que préparer
le conflit suivant, en même temps qu'elles
semaient la mort et les destructions, qu'elles
attisaient les haines, favorisaient la montée
des extrémismes, déstabilisaient
la région et mettaient en péril
la paix mondiale.
C'est, conformément aux
principes de la Charte de l'O.N.U., dans le recours
à la négociation, prenant en compte
l'aspiration de tous les peuples de la région
à vivre en paix, dans un Etat national
à l'indépendance et à l'intégrité
territoriale garanties par la communauté
internationale, que pourra s'établir cette
paix juste et par là même durable.
Condamnant avec fermeté
les attaques délibérées dont
sont victimes les populations civiles libanaise,
palestinienne et israélienne, l'Association
Nationale des Anciens Combattants de la Résistance
(ANACR), fidèle aux valeurs humanistes
qui ont inspiré le combat des Résistants
et leur refus de l'oppression, appuiera toutes
les initiatives - en premier lieu celles de la
France - qui pourront contribuer à mettre
au plus vite un terme à l'actuelle effroyable
et révoltante effusion de sang, en respectant
les droits des peuples, dont le premier est le
droit à la vie.
Paris, le 7 août 2006
L'ANACR
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| Communiqué
de l'Association des "Ami(e)s"
Partageant l'émotion et
les préoccupations de l'ANACR, l'"Association
Nationale des Ami(e)s de la Résistance
(ANACR)" s'associe pleinement à sa
condamnation des attaques meurtrières menées
contre les populations libanaise, palestinienne
et israélienne ainsi qu'à sa demande
qu'il y soit mis fin sans attendre et que la négociation
dans le cadre de l'O.N.U., afin de définir
les conditions d'une paix juste et durable parce
que respectueuse des droits nationaux de tous
les peuples et de l'intégrité territoriale
de tous les Etats, se substitue à l'enchaînement
des guerres qui n'ont cessé de dévaster
le Proche-Orient depuis plus d'un demi-siècle.
Paris, le 8 août 2006
Le Secrétariat national
de
l' "Association Nationale des
Ami(e)s de la Résistance (ANACR)"
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| Communiqué
sur la mort de Maurice Papon
Maurice Papon est mort.
Son nom restera associé à l'une
des périodes les plus sombres de notre
histoire, celle qui vit notre pays occupé
et martyrisé par les nazis, des Français
collaborer avec eux, participer aux persécutions
raciales contre les Juifs et les Tsiganes ainsi
qu'à leur déportation, s'associer
avec zèle à la répression
contre les Résistants ; Papon, secrétaire
général de la Préfecture
pétainiste de la Gironde, fut l'un d'entre
eux, ce qui lui valut une condamnation pour complicité
de crime contre l'humanité, condamnation
infamante le privant de la Légion d'Honneur.
L'A.N.A.C.R. s'élève contre toute
tentative de réhabiliter Papon ou de relativiser
son crime, elle a une pensée profondément
émue pour tous ceux qui en furent victimes
ainsi que pour leurs familles, elle affirme sa
volonté de poursuivre avec constance et
vigilance son combat contre le fascisme et le
racisme afin que ne se reproduise jamais la tragédie
que notre pays et l'Europe ont vécue il
y a plus de 60 ans.
Paris, le 19 février
2007
Le Bureau National de l'A.N.A.C.R.
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Hommage à Lucie
Aubrac
C'est avec une profonde émotion
que les Résistants et Ami(e)s de la Résistance
rassemblés dans l'ANACR ont appris la triste
nouvelle de la disparition de Lucie Aubrac.
Résistante émérite,
dont l'action et les faits d'armes sont connus
de tous, Lucie Aubrac, a joué un grand
rôle dans la transmission de la mémoire
- en premier lieu aux jeunes générations
- de ce que furent les valeurs humanistes, démocratiques
et patriotiques qui motivaient les Résistants
dans leur combat contre l'occupant nazi et ses
complices du régime pétainiste.
Nous inclinant avec respect devant
notre camarade, notre amie Lucie Aubrac, nous
assurons son époux, Raymond Aubrac, haut
responsable de la Résistance, de notre
fraternelle affection en ces moments douloureux
pour lui, les siens et pour tous les Résistants,
compagnons de combat de Lucie, ainsi que pour
tous ceux qui, aujourd'hui, se reconnaissent dans
les valeurs qui furent les siennes, qui sont les
nôtres.
Paris, le 15 mars 2007
L'Association Nationale des Anciens
Combattants
et Ami(e)s de la Résistance
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