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Congrès
de Limoges de l'ANACR (27au 29 octobre 2006)
RÉSOLUTIONS
Siégeant à
Limoges, du 27 au 29 octobre 2006, le Congrès
National de l'Association Nationale des
Anciens Combattants de la Résistance,
approuvant le rapport présenté
par le Bureau sortant,
- confirme son accord total
avec la loi du 13 juillet 1990 (loi Gayssot),
qui réprime la négation des
crimes contre l'Humanité, tels que
définis par le Tribunal Militaire
International de Nüremberg ; Contrairement
à certaines craintes exprimées
de-ci, de-là cette loi ne donne aucune
directive d'enseignement, mais protège
le moral de la Nation des propagandes de
nature hitlérienne, négationniste
et révisionniste. Ces propagandes
ne relèvent pas de l'histoire, tant
les faits sont évidents et les preuves
innombrables, mais de la sinistre idéologie
qui déshonora le XXè siècle
;
- il condamne avec une totale
fermeté les attaques dont sont l'objet
en de multiples occasions les populations
civiles libanaises, palestiniennes et israéliennes
et approuve l'action de la France qui concourut
à obtenir le cessez le feu de septembre
puis à le maintenir, les conditions
de maintien au Liban des troupes qu'elle
y envoya étant la persévérance
de l'ONU sur les décisions prises
et leur renforcement ;
- il se félicite que
le 18 juin soit institué "Journée
Nationale commémorative de l'appel
historique du Général de Gaulle
à refuser la défaite et à
poursuivre le combat contre l'ennemi"
mais décide de renforcer son action
pour obtenir que le 27 mai, jour de la création
du Conseil National de la Résistance,
devienne journée nationale de la
Résistance, car c'est cette création
qui apporta au Général de
Gaulle, selon ses vux et son ordre
de mission à Jean Moulin, l'autorité
que ses Alliés contestaient, l'unité
de la Résistance ayant été
déterminante dans les combats pour
la Libération du pays et la présence
de la France à la table des vainqueurs
le 8 mai 1945. Le Congrès incite
à populariser le Programme du C.N.R.,
programme de progrès et de liberté.
- il rappelle avec force
le vu du Général de
Gaulle, exprimé en 1943 "Que
dans un monde dont l'interdépendance
est désormais la loi, chaque peuple
puisse se développer suivant son
génie propre et sans subir aucune
oppression politique ni économique
". Le patriotisme trouvera sa pleine
ampleur non dans le nationalisme - étape
vers les conflits criminels - mais dans
la coopération avec toutes les autres
patries, dans l'esprit de la Charte de l'ONU.
D'où également notre fidélité
à l'esprit du programme du CNR dont
nous avons le devoir de faire largement
connaître et défendre les valeurs.
Déplorant les conflits atroces qui
ensanglantent actuellement le monde, le
Congrès exprime le vu que la
recherche des voies de la Paix respecte
les particularités nationales. Il
rappelle les paroles du Général
du Gaulle : " dans un monde dont l'interdépendance
est désormais la loi, que chaque
peuple puisse se développer suivant
son génie propre et sans subir aucune
oppression politique ni économique
". Rappelons aussi Anatole France :
" Les patries doivent entrer non pas
mortes mais vivantes dans la Fédération
universelle
Que ce jour trouve la
France n'ayant perdu ni son nom ni le souvenir
d'elle-même, ni sa puissance ni son
génie ". Et le grand poète
portugais Fernando Pessoa réclamait
lyriquement " une Europe qui parle
d'une seule et même voix, mais dans
toutes ses langues, de toutes ses âmes
".
Tailler dans les particularités des
nations serait mutiler, appauvrir, s'exposer
à des ripostes dévastatrices.
Il ne peut s'agir que d'additionner les
richesses patrimoniales, d'enrichir, de
coordonner, d'harmoniser. Et le Congrès
déclare : C'est à l'O.N.U.
de conquérir son autorité
par l'union, de décider et d'appliquer
- pas à une seule puissance, à
l'O.N.U. (- elle a été créée
pour cela), sinon c'est l'anarchie au plan
international, et l'anarchie au plan international,
c'est la guerre, y compris, on le voit par
le terrorisme de collectivités qui
ne sont souvent même plus des états
mais des factions trahissant des idéaux
religieux ou politiques, certaines armées
régulières imitant leur barbarie.
Il est difficile de faire la paix, mais
c'est elle que nous voulons et sa recherche
passionnée des coopérations
entre peuples aimant leurs patries mais
ne haïssant pas les autres. Le flambeau
que nous passons à de plus jeunes
doit éclairer leur route vers des
lendemains de paix et de prospérité,
dans un monde lointain que nous aurons à
notre tour préparé, qu'aucun
de nous certes ne connaîtra, mais
qui, cela viendra, un jour pourra tout entier
adopter la devise de notre République
: Liberté, Egalité, Fraternité.
| ACTION
JURIDIQUE ET RECONNAISSANCE DES DROITS
E#9999CCT DES SERVICES |
DROITS
DES RESISTANTS
Le congrès National
de l'Association Nationale des Anciens Combattants
de la Résistance, réuni à
Limoges les 27.28 et 29 octobre 2006 prenant
acte des dispositions du décret du
27 juillet 2004 " instituant une aide
financière en reconnaissance des
souffrances endurées par les orphelins
dont les parents ont été victimes
d'actes de barbarie durant la Deuxième
Guerre mondiale " en déplorent
l'interprétation trop souvent restrictive.
Constate et regrette que
depuis la circulaire du 2 juin 1999 relative
à l'examen des demandes d'attribution
du titre de CVR, aucune mesure n'ait été
prise pour que justice soit enfin rendue
à celles et à ceux des combattants
de la Résistance qui n'ont pas reçu,
au soir de leur vie, une juste reconnaissance
des services qu'ils ont accomplis en participant
au combat pour la libération de la
France.
Des résistants, des
membres des Forces Françaises de
l'Intérieur n'ont obtenu, pour leur
contribution au combat libérateur,
aucune marque de reconnaissance des autorités
de la République.
Le Congrès renouvelle
la demande pressante, compte tenu de l'âge
des intéressés, des mesures
suivantes qui pourront contribuer à
pallier des injustices dont ont été
et sont encore victimes nombre de combattants
de l'ombre :
1°) Attribution de droit
du titre de Combattant Volontaire de la
Résistance aux titulaires de la médaille
de la Résistance ou aux titulaires
de la Croix de Guerre au titre de la Résistance.
2°) Attribution de la
Croix du Combattant Volontaire à
tous les titulaires de la Carte de CVR ou
de Combattant au titre de la Résistance.
3°) Attribution du Titre
de Reconnaissance de la Nation ou d'un diplôme
d'honneur aux personnes apportant la preuve
de leur participation à la Résistance,
mais ne remplissant pas toutes les conditions
requises pour l'obtention de la Carte de
C.V.R. ou de la Carte du Combattant.
4°) Dispositions nécessaires
au fonctionnement de la Commission Nationale
CVR, qui n'a été convoquée
qu'une seule fois en 2006, alors que de
nombreux requérants attendent depuis
de longs mois une décision à
leur égard.
Le Congrès déclare
que soixante deux ans après la Libération,
il est grand temps qu'un contingent substantiel
de décorations dans les ordres nationaux
soit réservé aux résistants.
La reconnaissance équitable
des services accomplis par les résistants
est inséparable des recherches et
des efforts pour la connaissance de la réalité
historique.
Plus de soixante ans après
la Victoire sur le nazisme à laquelle
la Résistance française a
efficacement contribué, la juste
reconnaissance des services accomplis pour
la libération du pays est toujours
une question d'actualité.
Que justice soit rendue à
toutes celles et à tous ceux qui
ont combattu pour la libération de
la France, pour la liberté, la démocratie
et le rétablissement de la République.
LE MONDE COMBATTANT
Le Congrès National
de l'Association Nationale des Anciens Combattants
de la Résistance -ANACR- réuni
à Limoges les 27, 28 et 29 octobre
2006 exprime sa solidarité avec l'ensemble
des générations de combattants
et de victimes de guerre.
Affirme son attachement au
droit à réparation, droit
imprescriptible et, dans cet esprit, aux
organismes chargés de son application,
Ministère des Anciens Combattants
et Victimes de Guerre, ONAC, Institution
Nationale des Invalides.
Les combattants de la Résistance
ayant lutté contre le nazisme aux
côtés de leurs frères
issus de l'immigration prennent acte avec
satisfaction de la mesure de décristallisation
totale qui, à partir du 1er janvier
2007 devra mettre fin à l'injustice
qui frappait les retraites du combattant
et les pensions militaires d'invalidité
des anciens combattants des pays qui furent
sous dépendance française
et leurs ayants droits.
L'ANACR rappelle qu'elle
s'est constamment élevée avec
force depuis 47 ans contre cette mesure
discriminatoire, aux côtés
des autres associations du monde combattant.
Le Congrès demande,
avec l'UFAC :
- le relèvement du
montant de la retraite du combattant à
l'indice 48.
- les mesures au profit des
conjoints survivants pensionnés et
au profit des veuves et veufs d'anciens
combattants.
- le relèvement à
130 points PMI du plafond majorable de la
Retraite mutualiste du Combattant.
- la plus grande équité
dans l'attribution de la campagne double
aux fonctionnaires, travailleurs de l'Etat
et assimilés.
- le retour à une
véritable proportionnalité
des pensions.
- les mesures catégorielles
exposées par la grande confédération
d'associations nationales du Monde combattant
: l'UFAC.
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