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Contre
le fascisme
Extrait
du Journal de la Résistance n°1120-1121
Janvier-Février 2001
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Le
passé "oublié" de Jacques Chardonne
Un certain bruit a été
fait l'automne dernier autour de la présentation
du film : " Les destinées sentimentales
". La presse en a assez longuement parlé,
mais elle a en général été discrète,
très discrète, sur l'auteur du scénario,
un certain Jacques Chardonne.
Oui, Jacques Chardonne, l'écrivain collaborateur.
Notre comité de la Charente vient de rappeler
opportunément que le personnage ne se contentait
pas d'offrir aux équipages des chars allemands
de juin 40 son meilleur cognac. Il livrait aussi
le fond de sa pensée dans des publications
à croix gammées, par exemple la revue
Deutschland-Frankreich. Dans le n°4
de celle-ci, en 1943, on trouvait par exemple ces
lignes qui n'ont pas besoin de commentaire : " Le
sentiment que j'éprouve en considérant
la société allemande dans son ensemble
est de nature esthétique. Il s'agit de beauté
morale (courage, volonté, abnégation,
tenue et formes diverses de la santé) et aussi
de style et de plastique. Cette société
a du style en ses moindres expressions ; elle dégage
une atmosphère élevée "
" Le national-socialisme a créé un
monde neuf autour de la personne humaine. Les SS
usent convenablement de leur pouvoir absolu, et
la population ne s'en plaint pas après une
certaine accoutumance ". Le personnage ne fut
pas seulement le rédacteur des premiers messages
de Pétain. La revue nazie " Signal "
l'appelait " Le partisan le plus ardent de la
collaboration franco-allemande ". Il participa
au premier voyage d'écrivains bruns à
Weimar (organisé à l'occasion de la
Semaine du livre de guerre allemand) et présida
le second en 1942. |
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