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Les
prises de position
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Affaire Papon
En 1998,
Maurice Papon a été condamné
à dix ans de réclusion pour
complicité de crimes contre l'humanité.
Secrétaire général
de la Gironde, sous l'Occupation, il a été
reconnu coupable de l'envoi dans les camps
de la mort de plus de 1.600 membres de la
communauté juive.
Au cours de son procès,
Maurice Papon n'a jamais exprimé
le moindre regret et son recours en grâce
a été rejeté deux fois
par le Président de la République.
Il a saisi la Cour européenne de
Strasbourg contre son maintien en détention
et quelques personnalités, étrangères
au pétainisme, lui apportent leur
soutien.
Le libérer équivaudrait
à lui accorder un sursis que la Cour
d'Assises lui a refusé. Ce serait
un encouragement aux révisionnistes
et aux nostalgiques de la collaboration.
S'il est un devoir d'humanité, c'est
d'épargner aux familles des victimes
une insoutenable épreuve.
Cependant l'A.N.A.C.R. n'entend
pas intervenir dans une polémique
dont Maurice Papon serait le centre. Le
pays est confronté à des problèmes
plus urgents que la libération d'un
homme qui bénéficie de conditions
exceptionnelles d'emprisonnement refusées
aux détenus âgés de
plus de quatre-vingts ans et souvent au
seuil de la mort.
Paris,
le 18 janvier 2001
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| Election
Présidentielle 2002
Composée de résistants ayant
appartenu à tous les mouvements et
réseaux, à toutes les organisations
membres du Conseil National de la Résistance,
et se réclamant de toutes les familles
de pensée attachées à
la République et à lhumanisme
affirmé par les plus grandes pages
de son histoire,
lAssociation Nationale des Anciens
Combattants de la Résistance (A.N.A.C.R.),
combat inlassablement depuis des dizaines
dannées les individus et les
organismes qui sinspirent des idéologies
vaincues en 44 et 45 au prix de terribles
sacrifices : le racisme, la xénophobie,
les méthodes fascistes et pétainistes
de direction du pays.
Bouleversée par le pourcentage de
suffrages obtenus, lors de lactuelle
élection présidentielle, par
un candidat qui a connu des condamnations
et une suspension de mandat électoral
pour violation des lois protégeant
le moral de la Nation de ces idéologies
criminelles, lAssociation appelle
les électeurs fidèles à
la France du Général de Gaulle,
de Jean Moulin, de Pierre Brossolette, de
Danielle Casanova, de Jacques Renouvin et
de tant dautres à sunir
et à unir autour deux les Français
attachés à la dignité
de leur pays.
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| LA.N.A.C.R.
Paris, le 22 avril 2002 |
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| Rassemblant,
aux côtés des Résistants
regroupés dans lAssociation Nationale
des Anciens Combattants de la Résistance
(ANACR), des femmes et des hommes de toutes
opinions démocratiques, les «
Amis de la Résistance (ANACR) »,
qui sassignent pour mission de perpétuer
le souvenir du rôle joué par
la Résistance dans la libération
de la France et pour y restaurer la démocratie,
ainsi que de poursuivre son combat pour les
valeurs humanistes, démocratiques et
nationales qui linspirèrent,
nont pas vocation à intervenir
dans les débats électoraux et
encore moins à donner des consignes
de vote.
Mais, le résultat du premier tour
de lélection présidentielle
pose un problème dune toute
autre nature : cest, avec le score
cumulé à près de 20%
de Le Pen et Maigret, lirruption avec
effraction dans le choix proposé
aux Français pour le second tour
des idées de haine puisant leur source
dans les idéologies du fascisme et
de la collaboration pétainiste vaincues
en 1944 et 1945.
Cest là une situation grave,
qui appelle la mobilisation et le rassemblement
de tous ceux qui refusent le racisme, la
xénophobie et les menaces contre
la démocratie.
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| «Amis
de la Résistance (A.N.A.C.R.)».
Paris, le 22 avril 2002 |
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| Guerre
en Irak |
| COMMUNIQUES
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| Profondément
inquiète par les menaces de guerre
imminente en Irak et au Proche-Orient, lAssociation
Nationale des Anciens Combattants de la Résistance
(A.N.A.C.R.) tient à réaffirmer
son attachement à la Paix, et à
la recherche de la solution par la voie pacifique
et dans le cadre légitime de lO.N.U.
des conflits pouvant survenir entre Etats.
Avec lUnion Française des
Associations de Combattants (U.F.A.C.),
lANACR «considère que
la plupart des conflits armés qui
se sont déroulés depuis la
fin de la deuxième guerre mondiale
auraient pu être évités
et bien des vies épargnées
si les Etats membres des Nations Unies [en]
avaient respecté les principes comme
ils sétaient solennellement
engagés à le faire et permis
à lO.N.U. dassumer pleinement
les fonctions qui lui sont dévolues
par la Charte», dont le contenu est
directement la conséquence de la
victoire sur le nazisme et sa politique
dagression.
Condamnant fermement le terrorisme quil
soit le fait dindividus, dorganisations
ou dEtats, les agressions directes
ou dites «collatérales»
contre les populations civiles et la négation
des droits nationaux dont de nombreux peuples
sont victimes, lANACR et les «Amis
de la Résistance (ANACR)» apportent
leur soutien à la position prise
par la France en faveur du règlement
pacifique du conflit menaçant, au-delà
de la dictature féroce qui lopprime,
le peuple irakien déjà éprouvé
par 12 ans dembargo, et de bombardements
effectués sans mandat de lO.N.U..
LANACR et les «Amis de la Résistance
(ANACR)» entendent conjuguer leurs
efforts avec tous ceux qui en France et
dans le monde sélèvent
contre la guerre qui sannonce.
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LA.N.A.C.R. Paris, le 14 mars 2003 |
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| Cest avec
une profonde émotion que lAssociation
Nationale des Anciens Combattants de la Résistance
(A.N.A.C.R.) a appris le début des
frappes aériennes contre lIRAK,
sans aucun mandat des Nations-Unies.
Avec le monde combattant et résistant
français, avec limmense majorité
des peuples et gouvernements du monde, lA.N.A.C.R.
et les « Amis de la Résistance
(A.N.A.C.R.) » exigent la cessation
immédiate de la guerre dont le peuple
irakien sera la principale victime, et le
retour aux processus de négociations
sous légide des Nations-Unies
pour atteindre les buts légitimes
de la communauté internationale en
matière de désarmement, de
sécurité et de démocratie.
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| LA.N.A.C.R.
Paris, le 20 mars 2003 |
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| Défense
du 8 mai |
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| LAssociation
Nationale des Anciens Combattants de la Résistance
(ANACR), dont les adhérents font partie
des générations qui ont le plus
été éprouvées
par la canicule, partage le souhait exprimé
par la grande majorité des Français
que soient consacrés les moyens nécessaires
et donc supplémentaires - à
lamélioration des conditions
de vie et de soins des plus âgés.
Il nest pas de la nature de notre
association en dehors du budget des
Anciens combattants - de porter appréciation
sur les choix budgétaires du gouvernement,
quel quil soit, tant dans le domaine
des ressources que dans celui des dépenses.
Parmi les options envisagées pour
financer leffort nécessaire
pour que notamment ne se renouvelle pas
le drame de lété 2003,
il y aurait la suppression dun jour
férié ; il appartiendrait
à la représentation nationale
de se prononcer à cet égard.
Dans lhypothèse où
cette solution serait choisie, divers organes
de la presse écrite, radio et télévisuelle
ont avancé la date du 8 mai comme
étant celle la plus susceptible dêtre
retenue.
LA.N.A.C.R. et avec elle lAssociation
Nationale des Ami(e)s de la Résistance
(ANACR) - ne peut que sélever
contre une telle éventualité
: il serait paradoxal que soit supprimée
cette journée de commémoration
de la victoire contre le nazisme le 8 mai
1945 au terme de six années dune
guerre sans équivalent dans lHistoire,
journée de la mémoire des
souffrances endurées durant lOccupation
et des sacrifices consentis pour libérer
la France précisément par
ces générations à légard
desquelles ont entend à juste titre
manifester la solidarité nationale.
Le 8 mai doit rester cette journée
dunité nationale lors de laquelle
se rassemblent les Français, indépendamment
de leur âge, de leurs origines, de
leurs convictions politiques, philosophiques
ou religieuses, pour dire leur attachement
à la liberté, à lindépendance
nationale, aux valeurs humanistes.
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Paris,
le 27 août 2003
Robert CHAMBEIRON Président-délégué
de lANACR |
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| Contre
lignominie |
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| Oradour-sur-Glane,
le village à la population brûlée
vive ou fusillée, Tulle et ses pendus,
Villeneuve dAscq et ses massacrés
,
ce sont les noms les plus connus dune
longue liste de villes et villages martyrs
à travers toutes les régions
de France, victimes, du printemps à
lautomne 1944, dune soldatesque
nazie aux abois et de ses supplétifs
français.
Cette dramatique réalité
rend dautant plus scandaleux et condamnables
les propos de Le Pen concernant une soi-disant
modération de lOccupation,
féroce et criminelle dès son
début, et ses insinuations allusives
concernant le drame dOradour, elle
rend leur auteur dautant plus abject
et méprisable.
En cette année de 60ème anniversaire
de la Victoire sur le nazisme, nous noublions
pas que des Français Le Pen
fit de certains dentre eux des cadres
de son parti prostituèrent
notre drapeau national dans les rangs dorganisations
criminelles (LVF, Milice, Waffen-SS «française»)
alors que des Allemands antifascistes sauvaient
lhonneur de leur pays en combattant
sur notre sol, les armes à la main
et aux côtés des Résistants
français, la Wehrmacht nazie et ses
complices des forces de répression
pétainistes.
Les dernières déclarations
de Le Pen nous confortent dans notre souci
dancrer dans la mémoire collective
de notre pays, et plus particulièrement
dans celle de sa jeunesse, le souvenir des
combats et sacrifices des Résistants
pour restaurer la dignité de la France
et la liberté de son peuple, par
linstauration dune Journée
Nationale de la Résistance, le 27
mai, jour anniversaire de la création
en 1943, sous la présidence de Jean
Moulin, du Conseil National de la Résistance,
conjointement à linstauration
le 18 juin dune Journée Nationale
de la France Libre.
Paris, le 13 janvier 2005
Les Présidents de lANACR
Robert CHAMBEIRON
Secrétaire général
adjoint du Conseil National de la Résistance
GrandCroix de la Légion dHonneur
Pierre SUDREAU
Déporté-Résistant,
ancien ministre
GrandCroix de la Légion dHonneur
Louis CORTOT
Compagnon de la Libération
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| « Profondément
indignée par les nouveaux propos négationnistes
de Le Pen tendant à exonérer
les occupants nazis de leurs crimes, propos
dautant plus ignobles quils concernent
les victimes du massacre dOradour et
des autres villes et villages martyrs, lAssociation
Nationale des Ami(e)s de la Résistance(ANACR)
sassocie pleinement à la déclaration
de lAssociation Nationale des Anciens
Combattants de la Résistance (ANACR)
du 13 janvier condamnant vigoureusement les
termes des récentes déclarations
de Le Pen.
Elle partage aussi son souci dinscrire
dans la mémoire collective de notre
pays, par linstauration dune
Journée Nationale de la Résistance
le 27 mai, conjointement à une Journée
Nationale de la France libre le 18 juin,
le souvenir des combats que menèrent
les Résistants contre ceux
nazis et collaborateurs pétainistes
dont Le Pen, par ses propos est,
lhéritier.
LAssociation Nationale des Ami(e)s
de la Résistance.
Paris, le 14 janvier 2005
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